Introduction. Les circuits courts alimentaires : regards croisés entre l’Amérique latine et l’Europe occidentale

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Auteur
Laurence Roudart, Denis Requier-Desjardins
Année
2019
Edition
Société française d’économie rurale
Collection
Économie rurale

Résumé


Depuis plus de deux décennies, les initiatives alimentaires qui se veulent alternatives par rapport aux filières basées sur l’agriculture fortement consommatrice d’intrants d’origine industrielle, sur la transformation par l’industrie des produits et sur leur commercialisation par le biais de la grande distribution se sont multipliées. Ainsi, les circuits courts sont censés assurer aux producteurs agricoles, en particulier aux exploitants familiaux, des revenus plus élevés en renforçant leur part dans la répartition de la valeur ajoutée. Ils sont aussi susceptibles de transformer les relations entre producteurs et consommateurs du fait de leur proximité : les consommateurs seraient alors conduits à connaître les conditions de la production et à reconnaître la qualité des produits. En effet, les tenants des circuits courts revendiquent souvent des techniques de production débouchant sur une qualité nutritionnelle et gustative plus grande des produits, ainsi que sur des pratiques plus favorables à l’environnement. Ils mettent aussi en avant l’enracinement territorial des circuits courts et leur contribution à un développement plus durable des territoires ruraux, à la fois du point de vue économique, social et environnemental. Les circuits courts sont classiquement définis par la présence d’un intermédiaire au plus entre le producteur et le consommateur. Mais, cette définition générale, d’ailleurs mise en débat par plusieurs contributions à ce numéro, est souvent implicitement ou explicitement rapprochée d’un critère de relocalisation qui renvoie à la proximité géographique de la production et de la consommation…

 

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